Lettre ouverte aux agriculteurs de Moselle

Lettre ouverte aux agriculteurs de Moselle

Madame, Monsieur,

Candidat pour le mouvement En Marche ! dans la IIIème circonscription du département de la Moselle, aux élections législatives des 11 et 18 juin prochains, j’ai souhaité, par la présente, m’adresser à vous parce que l’agriculture est un acteur économique et social de premier plan, au sein des cantons de la IIIème circonscription de Moselle et contribue largement à son dynamisme et à la valorisation de ses territoires.

Bien que notre agriculture locale soit performante et diversifiée, elle est un secteur en crise, en proie aux aléas climatiques répétitifs et aux difficultés économiques engendrées par la détérioration notamment des marchés agricoles.

Fidèle aux engagements d’Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, je veux être un député engagé aux côtés du monde agricole et veux bâtir avec vous, une majorité qui s’efforcera de répondre aux préoccupations des agriculteurs de nos cantons.

C’est pour l’ensemble de ces raisons, que l’agriculture sera une priorité de mon activité parlementaire.

Conscient des enjeux que représente le devenir du monde agricole, j’ai demandé à une femme issue du monde rural d’être ma suppléante afin de m’aider à mieux appréhender ses réalités. 

Je viendrai à votre rencontre le 8 juin prochain à 10 h à LAQUENEXY, à l’invitation de la F.D.S.E.A, pour que nous engagions ensemble un dialogue sur la situation réelle de vos exploitations, sur les particularités de chacune de vos productions, sur vos préoccupations et vos attentes concrètes et ceci afin de dégager ensemble les actions prioritaires à mener par le gouvernement pour améliorer rapidement la situation actuelle.

Au cœur de notre identité et des défis alimentaires, économiques et environnementaux de la France, l’agriculture doit être au cœur de l’action que nous mènerons au sein de la majorité présidentielle.

Elu, je m’engage à être votre porte-voix auprès des instances nationales sur l’ensemble des questions agricoles

Conformément aux engagements pris par Emmanuel Macron, la priorité de mon activité parlementaire sera que les agriculteurs perçoivent le juste prix de leur labeur.

  • En redonnant du pouvoir aux producteurs dans la chaîne de valeur. Nos produits agricoles français sont de grande qualité. Pourtant, cette qualité ne se reflète pas dans les prix : cela fait plus de trente ans que ceux-ci ont trop peu évolué. Pour aboutir à un partage plus équilibré de la valeur, nous organiserons dès le début du quinquennat des états généraux de l’alimentation qui réuniront les représentants des agriculteurs, des filières, des industries de transformation et de distribution, et des consommateurs.
  • En encourageant le développement de véritables organisations de producteurs, avec des capacités de négociations renforcées, pour que les agriculteurs pèsent davantage dans les négociations avec les industriels de l’agro-alimentaire et la grande distribution.
  • En vous permettant d’embaucher davantage. Pour cela, nous baisserons le coût du travail, en transformant le CICE en allégement permanent de cotisations sociales. Pour un salarié au SMIC, il n’y aura plus aucune charge patronale : cela représentera une économie de 1 800 euros par an pour l’employeur.
  • En vous aidant à surmonter les difficulté Lorsque l’activité est en baisse ou lorsqu’elle n’est plus possible, vous aurez accès à une indemnisation chômage, comme cela est le cas aujourd’hui pour le reste des travailleurs. Car trop souvent la perspective d’une perte d’activité conduit à commettre l’irréparable.

Candidat des agriculteurs, je m’engage à vous accompagner davantage et à me battre pour une Europe qui protège :

  • L’administration ne doit pas être là pour vous sanctionner, mais d’abord pour vous accompagner et vous faciliter la vie. Nous créerons un droit à l’erreur : un agriculteur qui se serait trompé de bonne foi ne sera plus inquiété. L’administration devra aussi être plus rapide pour le versement des aides ou la délivrance d’autorisations.
  • Nous souhaitons redonner un cap à l’Union européenne. Moins centrée sur la production de normes tatillonnes, elle devra être plus protectrice des agriculteurs européens et mieux défendre sa place de seconde puissance agricole dans le monde. Pour cela, le budget de la PAC devra être préservé. Nous ferons appliquer le principe de dérogation au droit de la concurrence pour le secteur agricole.
  • Nous nous engageons à défendre la mise en place d’outils de régulation. Pour lutter contre la volatilité des prix et protéger le revenu des agriculteurs en cas de crises, nous mettrons en œuvre une palette d’outils de régulation, adaptés à chaque situation : mécanismes contracycliques et fonds de mutualisation notamment. Nous développerons des outils de gestion des risques efficaces.
  • Nous nous battrons pour la convergence fiscale, sociale et environnementale au sein de l’Union européenne, afin que chaque Etat joue avec les mêmes règles du jeu.

Je m’engage enfin à vous aider à faire face aux défis que vous rencontrez dans vos exploitations et au quotidien.

  • Le premier défi est celui de la compétitivité, qui nécessite notamment de moderniser certaines de vos exploitations. Pour vous aider à financer ces travaux, nous y consacrerons un grand plan de transformation de l’agriculture de 5 milliards d’ Concrètement, ce plan se traduira par la multiplication par quatre des crédits nationaux de PCAE et par l’augmentation des crédits dédiés à l’innovation et au développement rural (P3A, CASDAR). Au-delà de ce plan dédié à l’agriculture, 5 milliards supplémentaires seront alloués à la modernisation des infrastructures de transport.
  • Le deuxième défi est celui de concilier excellence agricole et excellence environnementale. Il nous faut, pour cela, sortir de l’écologie punitive. Nous créerons des PSE « Paiement pour Services Environnementaux » pour 200 millions d’euros par an. Cette mesure pourra s’ajouter aux mesures agroenvironnementales et climatiques (MAEC) et doublera ainsi l’enveloppe existante. Cette réconciliation entre agriculture et environnement passera aussi par le plan d’investissement évoqué préalablement. Car, en France, l’âge moyen des bâtiments pour les élevages se situe entre 20 et 25 ans or pour un éleveur, un bâtiment neuf est synonyme d’une réduction de la consommation énergétique et d’un moindre recours aux antibiotiques.
  • Le dernier défi est celui du renouvellement générationnel. Pour faciliter l’installation des jeunes agriculteurs, nous créerons un prêt d’honneur, sans demande de garantie, d’un montant de 50 000 euros maximum avec un différé de 2 ans. De plus, le recours à des outils de portage du foncier sera facilité et nous améliorerons la transparence sur les transactions foncières, pour lutter contre l’accaparement des terres agricoles. Pour rendre le métier plus attractif pour les jeunes, nous améliorerons la vie dans nos campagnes, en assurant la couverture numérique de tous les territoires et en garantissant l’accès aux soins et aux services publics par la création de nouvelles maisons de santé et de nouvelles maisons de services publics.

Ayant infiniment de respect pour votre travail et votre investissement au quotidien, c’est pourquoi, je m’efforcerai de défendre au mieux vos intérêts pour redonner dignité et fierté au monde paysan.

Aux côtés d’Emmanuel Macron, vous l’aurez compris, je veux fonder au sein de la majorité présidentielle un nouveau pacte social entre les agriculteurs et la société française.