QAG – Commission des affaires économiques

Question à M. Stéphane Travert, ministre, sur l’agriculture et les états généraux de l’alimentation lors de la Commission des affaires économiques le Mercredi 26 juillet 2017 :

M. Richard Lioger. La troisième circonscription de Moselle dont je suis l’élu s’étend tout à la fois sur une partie de la ville de Metz et sur des zones rurales – la combinaison de ces deux éléments est d’ailleurs d’une grande richesse pour un député. Comme de nombreux élus de circonscriptions partiellement ou entièrement rurales, je constate une crise majeure des vocations. Avez-vous prévu un dispositif propre à y remédier dans le cadre des aides que nous pourrions apporter aux jeunes agriculteurs ? Vous avez raison, Monsieur le ministre, de mettre l’accent sur la formation et la recherche, mais la crise des vocations, la difficulté à reprendre des exploitations, les faillites et les problèmes bancaires touchent plus spécifiquement les jeunes agriculteurs.

M. le ministre. Monsieur Richard Lioger, la formation et l’innovation sont essentielles car nous devons préparer les futures générations d’agriculteurs. Nous devons maintenir un appareil de formation de qualité sur l’ensemble du territoire. J’y suis très attaché. Le renouvellement des générations est aussi assuré grâce aux aides à l’installation de la PAC. Mais, pour que ces jeunes puissent s’installer, il nous faut travailler sur deux leviers : d’une part, les aides doivent être efficaces et affectées là où elles sont nécessaires ; d’autre part, les parcours d’installation sont trop complexes, au point que certains jeunes renoncent ; il faut faciliter l’installation, l’innovation et l’investissement et nous attacher à la simplification.

Il n’y a pas à proprement parler de crise des vocations, mais un secteur en butte à des difficultés auxquelles le Gouvernement entend répondre. C’est le sens de la mobilisation collective, engagée à travers les états généraux de l’alimentation : en redonnant de la valeur à l’amont, on redonne de la confiance, ce qui permettra aux plus jeunes d’embrasser une carrière agricole à laquelle on aura rendu de l’attractivité. Car s’il y a des difficultés – nous en connaissons tous sur nos territoires – il y a aussi des réussites, des agriculteurs qui gagnent leur vie, qui ont innové et investi. Ainsi, j’ai rencontré la semaine dernière en Meurthe-et-Moselle trois agricultrices, seules sur leur exploitation ovine, qui ont su trouver des marchés. Il faut se mobiliser pour montrer ce qui réussit. Les visites sur le terrain sont précisément l’occasion d’évaluer les politiques publiques et d’utiliser ces exemples de réussite pour essayer de les transposer sur d’autres territoires. Pourquoi ce qui fonctionne en Meurthe-et-Moselle ne fonctionnerait-il pas dans le Sud-Ouest ?

Source : assemblee-nationale

Commentaires