QAG – Mixité sociale dans les grandes écoles

M. le président. La parole est à M. Richard Lioger.

M. Richard Lioger. Ma question s’adresse à Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

Vous me permettrez, chers collègues, de commencer par évoquer la mémoire de Richard Descoings, avec lequel j’ai eu la chance de siéger puisqu’il dirigeait Sciences Po au moment où j’étais président d’université. Nous abordons là pleinement le sujet de ma question, puisque Richard Descoings a été le premier à ouvrir l’institution qu’il dirigeait à l’ensemble des jeunes de banlieue. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LaREM.)

Le Gouvernement vient de lancer une mission sur la mixité sociale dans les établissements les plus prestigieux soumis à un concours. Cette mission fait suite aux annonces du Président de la République sur la suppression de l’École nationale d’administration – ENA – et l’ouverture de la haute fonction publique.

Madame la ministre, alors que vous venez de missionner les présidents de l’École Polytechnique, des écoles normales supérieures, de l’École des hautes études commerciales – HEC –, de l’École supérieure des sciences économiques et commerciales – ESSEC – et de l’École supérieure de commerce de Paris – ESCP Europe –, pouvez-vous nous dire comment vous comptez agir pour parvenir, dans nos grandes écoles, à une représentation plus conforme à notre société, dans sa diversité géographique et sociale ?

En effet, alors que l’enseignement supérieur compte 38 % de boursiers, ils sont seulement 19 % à l’École normale supérieure, ou encore 11 % à Polytechnique. Comptez-vous notamment fixer des objectifs chiffrés ? (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LaREM.)

M. le président. La parole est à Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

Mme Frédérique Vidalministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Monsieur le député, je vous remercie de votre question. Les chiffres que vous avez rappelés corroborent l’édition 2019 du rapport de l’Observatoire des inégalités, qui est paru aujourd’hui. Refuser de voir que l’ascenseur social a cessé de fonctionner et qu’il est devenu l’exception plutôt que la règle dans notre pays, c’est condamner de manière définitive notre modèle méritocratique dans son ensemble.

C’est pourquoi l’ensemble du Gouvernement a décidé de s’attaquer à cette question des inégalités. Cela a été le cas dès le premier âge, avec la mise en place du plan dédié aux 1 000 premiers jours, comme à l’école, avec le dédoublement des classes.

Il revient aujourd’hui à l’enseignement supérieur d’y prendre part. C’est pourquoi j’ai missionné certaines écoles, que vous avez mentionnées, notamment l’École Polytechnique, avec Florence Parly, pour leur demander des propositions concrètes, afin que la mixité sociale et géographique devienne une réalité dans ces établissements.

En termes de méthode, nous nous appuierons sur les dispositifs qui existent déjà dans près de 40 % des écoles adhérant à la Conférence des grandes écoles. Nous développerons le mentorat, les voies d’accès spécifiques, les voies de recrutement parallèles construites avec les universités, ainsi que les accompagnements précoces des lycéens. Tout est ouvert.

Il revient à ces établissements de nous proposer des solutions, pour que nous obtenions des résultats. Ce n’est pas un débat de principe. Je ne souhaite pas des propositions cosmétiques, ni le renoncement à l’excellence, mais seulement que le pacte républicain entre l’enseignement supérieur et les citoyens soit respecté. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LaREM.)

Réunions Publiques

Je vous invite à trois réunions publiques ce printemps :

  • le lundi 13 mai 2019 à 18h00, à la salle Jules Barbé de Ennery
  • le lundi 20 mai 2019 à 18h00, à la MJC de Pange
  • le lundi 03 juin 2019 à 18h30, à la salle de Théâtre à l’Espace Sports et Loisirs Charles De Gaulle de Rémilly.

L’occasion de revenir avec vous sur mes actions au sein de l’Assemblée Nationale et pour une présentation de mes différents dossiers en cours.

Ces rencontres seront également l’occasion d’échanger sur les sujets qui vous tiennent à coeur relatifs à notre circonscription de La Moselle et les mesures initiées par le gouvernement.

Nous serons là pour vous accueillir dès 18h00 et nous débuterons la discussion à 18h15.

Cliquez-ici pour vous inscrire. 

Revitalisation de territoire

J’ai écrit ce matin à Dominique Gros, Maire de Metz, au sujet de la loi portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ELAN) dont j’ai eu l’honneur d’être le co-rapporteur et qui a récemment été promulguée.

Cette loi traduit un fort consensus pour agir concrètement au service de tous les territoires et de la vie quotidienne des Français dans les champs du logement et de l’aménagement, pour réduire les inégalités et lutter contre la fracture territoriale.

J’ai invité Monsieur le Maire à se saisir particulièrement de l’opération de revitalisation de territoire (ORT), créée par l’article 157 de la loi ELAN et qui est un nouvel outil pour atteindre ces objectifs ambitieux. Il permettra la mise en œuvre d’un projet territorial intégré et durable, pour moderniser le parc de logements et de locaux commerciaux et artisanaux afin d’améliorer l’attractivité du territoire messin.

Je suis convaincu que ce dispositif contribuera à re-dynamiser encore davantage le centre-ville de Metz par la facilitation de réhabilitation de l’habitat et des procédures de droits de préemption, le développement d’une approche intercommunale, le renforcement de l’activité commerciale et la libération de l’innovation au service des projets.

Venue de Frédérique Vidal

Je suis très heureux d’accueillir aujourd’hui à Metz, dans ma circonscription, la Ministre de l’Enseignement supérieur Frederique Vidal.

Ancien Président de l’Université de Metz et rapporteur pour avis à l’Assemblée nationale du budget des organismes de recherche, je suis très engagé sur ces questions depuis de nombreuses années.

Cette visite aux côtés de la Ministre me permettra de lui rappeler combien nous sommes fiers de voir notre université de Lorraine figurer dans le classement de Shangaï (84 places de plus dans le dernier!) et combien nous sommes déterminés à accroître son dynamisme et son développement européen notamment par le biais de mise en réseaux comme le souhaite son Président Pierre Mutzenhardt.

Face aux inquiétudes, face à ceux qui redoutent des déséquilibres, je défendrai avec force nos emplois, nos chercheurs, nos étudiants, nos personnels éducatifs, nos laboratoires, nos écoles d’ingénieurs et la place primordiale que doit occuper l’université de Metz dans le rayonnement intellectuel et scientifique de notre pays et de ses voisins européens.

Materalia

En tant qu’Ancien Président de l’Université de Metz, rapporteur pour avis du budget des organismes de recherche à l’Assemblée nationale pour le Projet de loi de finance 2019 et, bien sûr, Député de Moselle, je me réjouis que Materalia ait été choisi sur décision du Premier ministre comme l’un des pôles de compétitivité pour la période 2019-2022.
Spécialiste des matériaux structurants et des procédés de mise en œuvre, Materalia sera ainsi labellisée pour quatre ans. Cette désignation honore Metz où Materalia a son siège et démontre une nouvelle voie la vitalité et le dynamisme économique de notre territoire.

G7 environnement : une fierté pour Metz !

La désignation de Metz comme ville-hôte du G7 environnement les 5 et 6 mai prochains est à présent officielle. Le Ministre François de Rugy avait tenu dans un premier temps à informer les députés de la Moselle de cette très belle nouvelle qui est la concrétisation du travail que nous avons mené ensemble.
Je tiens à le remercier chaleureusement d’avoir fait ce choix et d’avoir rappelé à cette occasion combien Metz était un exemple en matière de transition écologique et d’excellence environnementale. Je connais son attachement à Metz, il s’était d’ailleurs rendu lorsqu’il était Président de l’Assemblée nationale à la BA 128 et avait pu constater tous les atouts de la ville.
C’est une fierté de voir que Metz sera l’ambassadrice de la mobilisation française face aux défis du dérèglement climatique et de l’érosion de la biodiversité.
C’est aussi une reconnaissance pour le travail mené par la Ville pour faire de la baisse de sa consommation d’énergies et de ses émissions de gaz à effet de serre un véritable objectif politique.
Construction d’une centrale à biomasse, création d’un parc éolien, développement d’une centrale photovoltaïque, investissement de plus de 20 millions d’euros dans l’isolation de son patrimoine public, réinvention de son réseau de transport en commun autour du développement du tramway et de l’amélioration des élus et des habitants…Metz ne s’est jamais contenté de mots et n’a eu de cesse depuis des années grâce à la mobilisation de ses élus et de ses habitants de faire du combat pour la transition énergétique une réalité! Le mix énergétique de la ville est d’ailleurs aujourd’hui composé pour un tiers d’énergies renouvelables, soit une part plus élevée que l’objectif que s’est fixée la France pour 2030!
En choisissant Metz, c’est aussi une ville ouverte sur le monde, au coeur de l’Europe, à quelques dizaines de kilomètres de l’Allemagne, de la Belgique et du Luxembourg que le gouvernement a voulu honorer. Elle sera une magnifique vitrine pour la France sur la scène internationale.
Je me réjouis également que le nouveau centre des Congrès Robert Schuman que j’ai eu le plaisir d’inaugurer aux côtés du Ministre Julien Denormandie ait été choisi pour accueillir cet événement.
Je suis pleinement déterminé à faire, aux côtés des élus et des habitants de la Ville et, bien sûr, des équipes du Ministère de la Transition écologique et solidaire, de ce grand rendez-vous une réussite!

Le Grand Débat National

Le mardi 15 janvier 2019 s’ouvre le Grand Débat National. M. Lioger, Député de Moselle, souhaite encourager chaque citoyen à participer et à partager le plus largement possible cette initiative voulue par le Président de la République.

Pour participer à ce Grand Débat constitué de 35 questions sur 4 thèmes au cœur de nos interrogations (fiscalité et dépenses publiques ; organisation des services publics ; transition écologique ; démocratie et citoyenneté), plusieurs possibilités :

  • – Par internet sur le site granddebat.fr,
  • – Par courrier en l’adressant à : Mission Grand Débat – 244, boulevard Saint-Germain – 75007 Paris.

Soucieux que tout citoyen puisse participer, la liste des questions est aussi disponible à la Permanence Parlementaire, il vous suffira de déposer vos réponses dans notre boîte aux lettres et nous nous chargerons de les transmettre.

Le Cahier de Doléances

Les questions formulées n’épuiseront surement pas le débat, aussi est-il mis en place un Cahier de Doléances à la Permanence Parlementaire, pour que chaque citoyen puisse exposer ses idées et faire avancer notre démocratie.

Toutes les remarques seront envoyées à l’Élysée.

Vous pouvez également contribuer directement ici.

 

L’action plutôt que la division

En 2008 puis en 2014 Dominique Gros avait eu l’intelligence d‘élargir sa majorité en allant des centristes aux communistes en passant par les Verts et des personnes de la société civile.
Aujourd’hui les membres socialistes de sa liste ont décidé, dans une logique partisane, de restreindre ce périmètre en prenant le risque d’asphyxier la dynamique qui avait présidé jusque-là à l’action municipale.
Les autres membres de la majorité présents dans l’équipe municipale en prennent acte, le regrettent et continueront à travailler, dans une logique d’ouverture, pour finir ce mandat sur la base du programme porté par Dominique Gros en 2014.
Seule cette dynamique d’ouverture, dans la continuité de ce qui a été initié en 2008 peut permettre d’envisager sereinement les prochaines échéances électorales de 2020.

Le temps du dialogue

Les annonces faites par Monsieur le Premier Ministre vont dans le bon sens : la suspension de la hausse sur la taxe carbone sur l’essence, le fioul et le diesel, la suspension de la convergence de la fiscalité du diesel avec celle de l’essence et donc l’arrêt de l’augmentation des taxes sur l’essence et le gasoil pour les particuliers et le gasoil non routier, la suspension de l’entrée en vigueur des nouvelles modalités du contrôle technique initialement prévue le 1er janvier 2019 et la décision de ne pas engager d’augmentations des tarifs de l’électricité et du gaz.

Va s’ouvrir à présent le temps de la concertation et du dialogue. Le gouvernement a souhaité que les Français puissent s’exprimer sur la question des impôts et des dépenses publiques.

J’ai une conviction : les débats qui vont être engagés en région, au plus près des territoires doivent aussi permettre de dégager des mesures propres à redonner du pouvoir d’achat aux Français. Les Français refusent de voir comme une fatalité la réduction depuis des dizaines d’années de leur pouvoir d’achat. De la même façon, ces débats doivent mener à des baisses de charges notamment pour les entreprises car la lutte pour l’emploi doit plus que jamais rester notre boussole dans notre action au service des Français. Pensons aussi aux retraités qui ont sans doute connus une hausse trop importante de leur fiscalité.

Nous sommes tous mis face à nos responsabilités: manifestants, élus, gouvernants mais aussi l’ensemble des Français.

Attelons-nous tous ensemble à participer à ces débats et à faire des propositions constructives pour, ensemble, poursuivre le redressement de notre pays.

Un geste fort

Il convient après les événements de ces derniers jours de tout faire pour que la violence ne se substitue pas davantage au dialogue dans notre pays.
Les problèmes consécutifs aux actions de blocage impactent déjà les salariés, les commerçants et indépendants, les entreprises et mettent en péril de nombreux emplois ainsi que l’image de la France.
On voit ce mouvement se faire déborder par une violence venue de l’extérieur, cette violence saisit même les citoyens qui manifestent pour que l’on réponde à leurs attentes. Il appartient donc au gouvernement de poser un acte fort.
Même si nous manquons d’interlocuteurs, il est de notre devoir, en tant que parlementaires, de plaider auprès du gouvernement pour un acte symbolique mais important pour de nombreux Français, comme proposer de suspendre l’augmentation de la taxe sur le gasoil en janvier.
Cette mesure doit permettre d’engager un débat sur le pouvoir d’achat des Français et de trouver, dans la durée, le moyen pour les plus démunis de retrouver du pouvoir d’achat. Elle doit aussi permettre de mettre sur la table la nécessité de concilier justice sociale et volonté d’agir pour la transition énergétique, dans l’intérêt des générations qui nous suivent.
Les choix déjà fait comme les baisses des charges sur le travail et la réduction de la taxe d’habitation se répercuteront bientôt dans le quotidien de nos compatriotes.
Mais face à ce mouvement d’ampleur et au risque réel de radicalisation, la recherche du dialogue et de l’apaisement doit prévaloir dans notre manière d’y répondre.
Le député que je suis est dans son rôle de représenter et d’être à l’écoute de tous les Français.